Elagage : un geste nécessaire pour la santé des arbres et la sécurité de tous

Avec le temps et en l’absence d’entretien, un arbre opère une sélection naturelle de ses branches afin d’optimiser sa croissance. Certaines branches, jugées moins vigoureuses, se dessèchent progressivement et deviennent du bois mort. Ce processus naturel peut cependant présenter des risques pour la sécurité des personnes et des infrastructures avoisinantes.
L’élagage, aussi appelé taille des arbres, consiste à supprimer les branches les plus longues ou les plus faibles. Il s’effectue pour des raisons esthétiques, sanitaires ou sécuritaires, mais également afin de prévenir toute gêne ou danger pour autrui (voisins, usagers de la voie publique, etc.).
Cette pratique contribue à :

  • renforcer la vitalité et la productivité des végétaux,

  • améliorer leur apparence,

  • limiter la propagation de maladies,

  • et prolonger leur durée de vie.

Traditionnellement réalisé en automne, après la chute des feuilles et avant les périodes de gel, l’élagage peut également être effectué en fin de printemps ou en été. Ces périodes favorisent une cicatrisation plus rapide des plaies de taille. La commune rappelle à l’ensemble des propriétaires de talus, ainsi qu’aux détenteurs d’arbres dont les branches surplombent ou empiètent sur la voie publique, qu’il leur incombe de procéder à un élagage régulier. Cette mesure vise à :

  • garantir la libre circulation des piétons,

  • faciliter le transport de marchandises,

  • permettre le passage des véhicules de collecte des déchets et des engins agricoles,

  • prévenir les chutes d’arbres ou les dommages causés aux lignes téléphoniques par frottement des branches.

Un entretien rigoureux et périodique est donc requis, tant pour préserver le patrimoine arboré que pour assurer la sécurité collective.
Dans l'hypothèse où les travaux d’élagage demandés n’étaient pas réalisés, ceux-ci seraient exécutés par la commune mais les frais seraient à la charge des propriétaires concernés, conformément à l’article L2212-2-2 du Code général des collectivités territoriales.

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Destruction des chardons

Les chardons et rumex sont des plantes vivaces à enracinement profond et à forte capacité de propagation, par graines et par racines.
Un pied peut produire entre 1 500 et 6 000 graines par an, capables de rester viables dans le sol durant 20 à 50 ans. En parallèle, la multiplication souterraine permet à une seule racine de générer plusieurs nouveaux plants. Toute coupe stimule la repousse. Les propriétaires, fermiers, métayers, usufruitiers et usagers sont tenus de procéder jusqu'au 1er octobre, à la destruction des chardons dans chacune des parcelles qu'ils possèdent ou exploitent, dont ils ont la jouissance ou l'usage.
🔧 Méthodes de lutte recommandées :

  • 1. Lutte mécanique (préférée) :

Couper plusieurs fois par an avant la floraison.
Épuiser progressivement les plantes sur 2 à 3 ans.
Utiliser débroussailleuse ou faucheuse selon la zone (PPI, PPRS).
Éviter le retournement profond du sol pour ne pas propager les rhizomes.

  • 2. Lutte chimique (à limiter) :

Possible uniquement en application localisée.
Interdite à proximité des cours d’eau et en zone urbaine.
Intervention obligatoire avant les boutons floraux.
Traçabilité des traitements requise (produit, dose, date, lieu, plante visée).

  • 3. Lutte thermique :

Déconseillée : inefficace sur ces plantes et nuisible à la végétation voisine.

✅ Évaluation préalable :
Avant toute action, il convient d’évaluer le niveau d’infestation. La présence de quelques plants dispersés ne nécessite qu’un traitement localisé.

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